Peut-on choisir sa vie ? Autres rubriques
Un avis
De la génération du baby-boom, qui n'a pas entendu ses parents lui conseiller : "Travaille bien à l'école pour avoir plus tard, un beau métier et gagner de l'argent".
Pouvions-nous "choisir" notre vie à partir - d'à peu près - ce seul conseil ? Certes non.
De plus, pour certains, nous imaginions cette vie promise, terne et triste comparée à notre énergie et bonheurs de vie quotidiens d'adolescents. Dès lors, que faire de ce foisonnement de sensations, d'émotions, de découvertes que nous ne pouvions évoquer au risque de nous voir reprocher nos "distractions", notre caractère de doux rêveur ?
La « recherche de soi » n’avait à la fin de ces années 60, aucune signification, certainement pour un grand nombre d’entre nous. L’esprit de rébellion de mai 68 n’apportait pas de clés et surtout pas celles de l’autonomie…Nous (élèves d’un lycée en grève contre la loi Debré qui crée le bac de français en 1969) étions juste pressés par ceux qui étaient déjà engagés dans des partis politiques, de les rejoindre à notre tour, contre quelle promesse d’ailleurs ? Celle d’un monde meilleur ? Je n’en ai aucun souvenir, juste celui d’avoir tenté d’alphabétiser des femmes, chez elles (dans des taudis), au milieu d’une ribambelle d’enfants…
Comme le décrit Pierre Rabhi dans son ouvrage, « Vers la sobriété heureuse », « Il est probable que cette jeunesse ] …[ pressentait ]…[ la confiscation de sa propre créativité par une société matériellement trop sécurisante et pétrifiée dans un fait accompli un caractère semblait il irréversible cette jeunesse aspirait probablement à un destin auquel le risque l'inconnu donne sens et saveur la vie n'est une belle aventure que lorsqu'elle est jalonnée de petits ou grands défis à surmonter qui entretiennent la vigilance suscitent la créativité stimule l'imagination et pour tout dire déclenche l'enthousiasme à savoir le divin en août la joie de vivre est une valeur suprême à laquelle nous aspirons tous mais que des milliards de dollars ne peuvent offrir elle est une sorte de privilège le fait d'un prince mystérieux qui l'octroie à la chaumière et peut à son gré la refuser au palais le plus somptueux."
En ce qui concerne les filles, que faire de ce sentiment diffus de culpabilité d’être une femme ? quelle en était l’origine ?